Collaborateur ou consultant externe… le statut du talent est-il encore important ?

Freelance Portage salarial

La numérisation de l’économie, corollaire de la transformation digitale des organisations, ne s’est pas contentée de bouleverser le modèle traditionnel de l’entreprise. Elle a redessiné la notion même de statut en poussant les entreprises à se focaliser sur un critère essentiel lors de la recherche de talents : celui de la compétence.

C’est d’ailleurs ce qu’évoquait Albert Meige – entrepreneur et président de la plateforme numérique mondiale Presans – en parlant « d’ère de transfert ». Plus simplement, le statut traditionnel au travail (CDI, CDD, etc.) perdrait son importance au profit de l’économie à la tâche, soit un marché dominé par les contrats à court terme, où l’on fait appel aux compétences d’un talent pour répondre à des besoins à l’instant T. Qu’importe le statut du talent, la nature ou la durée de son contrat : c’est l’expertise qu’il possède et dont l’entreprise a besoin qui importe.

Car pour les entreprises qui cherchent à innover et se développer, la promesse d’un CDI ou d’une semaine de congés payés supplémentaire faite à un talent n’a plus du tout le même pouvoir de séduction qu’il y a encore quelques années… C’est de plus en plus la promesse de nouvelles expériences, de réalisation de soi via des missions qui ont du sens, qui séduit les meilleurs talents, et en particulier ceux qui se savent rares sur le marché.

Loin d’être une évolution à craindre, cette volonté de s’accomplir par le travail et de travailler sur des missions qui ‘font vibrer’ est une véritable aubaine pour les entreprises qui sauront en profiter. Leurs missions bénéficieront d’un supplément d’engagement et de performance de la part de ces mêmes talents, ce que confirme l’étude Manpower Viavoice Les Echos Start 2017, qui a mené l’enquête : 76 % des 18/30 ans se disent prêts à travailler plus si leurs missions au travail leur plaisent vraiment.

Enfin, ce phénomène ne concerne pas que les millennials. Il est plus sociétal que générationnel, car il touche aussi bien les jeunes générations que les « quincados », ces 45-60 ans qui, de par leur expérience et leur envie de s’accomplir à travers de nouveaux projets, représentent une ressource incroyable pour les entreprises. Autant d’opportunités de pouvoir dénicher des talents à forte valeur ajoutée, capables d’accompagner l’entreprise dans ses projets d’innovation et de générer de la performance.

« Gig Economy » : vers l’utilisation croissante des travailleurs ponctuels.

La Gig Economy, c’est l’économie à la tâche. Pour répondre à des besoins sur le court terme, pour pallier un manque de ressources en interne, ou tout simplement pour disposer des expertises les plus rares ou pointues, les entreprises ont de plus en plus recours à des travailleurs occasionnels, pêchés dans un vivier mondial de profils. Qu’ils soient salariés d’un prestataire externe, ou à leur compte, en portage salarial ou en freelance. Qu’importe leur statut, ce qui compte, ce sont la disponibilité de leurs compétences à l’instant T et leur envie de participer à un projet.

Pour les entreprises, plusieurs avantages à cette évolution :

  • En développant leur agilité organisationnelle, les entreprises bénéficient de plus de flexibilité et de réactivité, de vrais atouts dans la course à la compétitivité.
  • Les entreprises raccourcissent le délai entre l’expression du besoin et la réponse au besoin d’expertise.
  • En se montrant modernes et pragmatiques dans la gestion de leurs écosystèmes ‘talents’, elles démontrent leur modernité et développent leur attractivité auprès de tous les talents, quelque soient les statuts de ces derniers.

Entreprises : de la nécessité de s’adapter à ces nouvelles mutations

Face à la montée du nombre et du recours aux prestataires externes, l’entreprise doit apprendre à bien accueillir ces nouveaux profils.

Cela passe avant tout par le besoin de changer de regard sur les prestataires externes, et revaloriser leur rôle : ces derniers ne doivent plus être vus comme de simples ‘ressources interchangeables’ venant combler des besoins ponctuels, mais comme de véritables partenaires stratégiques, permettant d’acculturer l’entreprise à de nouvelles compétences ou méthodes. Pour tirer le plein bénéfice de cette richesse, les consultants doivent rentrer dans le champs de vision des RH et ne plus seulement être gérés depuis les directions des achats – ou des métiers – comme c’est encore en majorité le cas aujourd’hui.

De nombreux consultants manifestent une réelle volonté de développer des relations de long terme avec leurs clients, bien au delà de la seule mission qu’il rejoignent. Une étude Angie parue en 2019 révèle que 30 % des freelances considèrent que « les bonnes relations avec l’équipe » sont indispensables pour rendre une collaboration attractive avec un client. Ils sont ainsi de plus en plus nombreux à vouloir être considérés comme des partenaires plutôt que des ‘ressources’. Des partenaires qui ont leur part de responsabilité dans le succès de l’entreprise et qui sauront d’autant plus s’investir à ses côtés qu’elle leur reconnaîtra ce rôle.

Opération séduction : comment attirer les talents stratégiques ?

Pour innover et se développer, les entreprises doivent désormais mettre l’accent sur les compétences ET la volonté d’engagement des talents, plutot que sur leur statut. Pour identifier et attirer ces talents, voici quelques conseils :

  • Être sûr de ‘matcher’ avec le profil : si les hard skills importent, les soft skills, les compétences comportementales, sont aussi primordiales. Il est important que la personnalité du talent ‘matche’ avec l’équipe, qu’il partage les valeurs de l’entreprise.
  • Comprendre les attentes de l’époque : le salaire ne fait pas tout, la sécurité d’une carrière sans surprise encore moins. A l’heure des ‘bullshit jobs’, les millennials veulent diversifier leurs expériences et s’épanouir dans leur vie professionnelle autant que personnelle. Le job doit proposer des missions qui font écho à leurs valeurs et leur donne une place et un rôle dans une équipe.

Compliqué ? Pas forcément !
StedY, nouvel acteur du conseil en ingénierie et technologies, vous accompagne pour valoriser l »expérience collaborateur externe’ qu’offre votre entreprise auprès des nouveaux talents qualifiés de l’ingénierie et de l’IT, plus motivés par un projet précis dont vous aurez su faire valoir les enjeux que par le fait de signer un CDI chez vous.
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